Qu’est-ce que la phytothérapie ?

Qu’est-ce que la phytothérapie ?

nov. 8, 2018 Uncategories 0 Comments

Si l’on vous murmure à l’oreille « phytothérapie » que répondez-vous ? Que chuchotez-vous ? ... « plante » ? Oui « médecine naturelle ancestrale » Oui... encore quelques suggestions ? « Infusion...bien être...médecine douce... » Oui encore bien vu ! Vous voyez vous en savez déjà un peu sur le sujet ! Mais sous ce terme se cache peut-être encore bien plus dont vous ignorez les nuances. Mais nous sommes là pour vous éclairer sur la question. Parce que la phytothérapie s’inscrit parmi les bases de la naturopathie et d’autres thérapies qui en découlent, celle-ci méritait un coup de projecteur ! 

A travers un voyage le long des fondements et autres pouvoirs de cette discipline nous allons peut-être vous en apprendre plus que vous ne le pensiez. Chez Saadhia Cosmetics nous prônons le naturel le respect de soi au plus près de l’Autre et de la Planète. 

Cette démarche s’inscrit dans le même mode de pensée que la phytothérapie qui nous tend les bras afin de s’y laisser plonger. Reine de la médecine naturelle, nous lui accordons notre crédit, nous nous en inspirons ! Chez Saadhia nous mettons un point d’honneur à être au plus proche de la nature...parce que celle-ci nous le rend si bien. Elle regorge de trésors au service de notre beauté mais aussi de notre santé et c’est exactement ce que la phytothérapie va nous enseigner ! 

Qu’est-ce que la phytothérapie ?
Quels maux soigne la phytothérapie ?
Quelles sont les différentes pratiques de la phytothérapie ?
Quelles sont les contre-indications de la phytothérapie ?
Qu’est qu’un phytothérapeute ?




Qu’est-ce que la phytothérapie ?

La phytothérapie est en somme la base sur laquelle les autres médecines naturelles (telle que l’aromathérapie) ce sont fondées. 
Cette pratique utilise les principes actifs puisés au cœur des plantes à des fins thérapeutiques. Ces origines se sont fondées dans les principes et pharmacopées de médecines asiatiques. D’une part la médecine chinoise mais aussi indienne (l’ayurvéda). Mais cette utilisation des plantes pour soigner date s’il y a bien plus longtemps et nous avons pu en retrouver l’existante à travers des textes sumériens datant du IIIème siècle avant J-C. 
La pharmacopée française des plantes est réservée exclusivement aux pharmaciens et herboristes mises à part 148 plantes autorisées à la vente dans d’autres lieux. 
Ces plantes sont utilisées à l’état naturelles ou séchées, entièrement ou en partie. Il n’y a donc pas de processus chimique extraction ou transformation des principes actifs. Elles sont utilisées pour réintégrer le bon fonctionnement du corps et alimenter sa capacité à l’auto-guérison. 

Ceci renforce alors sa merveilleuse capacité de s’auto soigner et développer son système immunitaire. La démarche est complètement différente de la médecine dite « conventionnelle ». Ici il s’agit de considérer que le symptôme n’est que l’expression d’un déséquilibre interne qui va devoir être rééquilibré. Pour s’adapter à tous environnements chacun compense, afin de préserver son équilibre, son « homéostasie ». Mais cela n’est pas toujours possible, ni aussi simple c’est là que notre terrain devient chaotique et c’est ici même qu’intervient la phytothérapie. Cette médecine s’attache à aller au cœur des éléments constitutifs de nos systèmes. Qu’il s’agisse du système endocrinien, hormonal, immunitaire, lymphatique, sanguin, rénal et les autres de même. Les failles observées, les besoins sont donc repérés et les plantes interviendront alors pour renforcer ceux-là. 
En somme la phytothérapie s’attaque à la source mère du symptôme afin d’en régler le mécanisme déclenchant le système. (A la différence d’une prise en charge allopathique qui traite en isolant le symptôme et niant une globalité unitaire du corps et de l’esprit de tout être humain) 


Quels maux soigne la phytothérapie ?

Il ne semble pas que Le phytothérapie puisse avoir de limite dans ses visées thérapeutiques si ce n’est peut-être que dans certaines affections et autres problèmes de santé elle ne pourrait se suffire à elle-même. Cependant si celle-ci sait être une véritable technique de drainage et de rééquilibrage de tout l’organisme elle peut s’adapter à toutes personnes et toutes pathologies.  
Cela dit cette médecine a des domaines de prédilection. S’attaquant aux troubles fonctionnels elle s’attache à traiter le mauvais fonctionnement des organes à l’origine du symptôme même si cela n’est pas toujours évident et visible. 
Il est dit que 8 consultations sur 10 sont en réalité un disfonctionnement organique créant un symptôme, 8 consultations sur 10 en médecine allopathique ! 

C’est dire si la phytothérapie pourrait permettre à tant d’enfin soigner les sources de leurs problèmes souvent récurrents. 
Citons quelques exemples. 
Les désordres digestifs type brûlures d’estomac, reflux Gastro-œsophagien, constipation, diarrhée...  
Les troubles du sommeil. Ou encore l’insuffisance veineuse. 
Sans parler du stress, des angoisses et même du trac. 
En s’attaquant à l’origine on accède à une guérison pérenne. Car la base rééquilibrée sera comme assainie. Une base solide permettra alors de (re)construire harmonieusement et avec une vraie circulation des énergies.  
La phytothérapie englobant le patient dans l’unité de son fonctionnement ainsi que les particularités de chacun elle se veut très adaptative. Il n’y a pas de recette à proprement dit, et ce d’autant plus pour de réels soucis de santé que vous voudriez très clairement prendre en charge de cette manière. 
Un simple souci de sommeil qui pourrait paraître anodin ne l’est peut pas vraiment. La phytothérapie creusera la question de ce mal et ajustera la ou les prescription(s) en prenant d’abord en première ligne de compte le facteur stress et angoisse. Mais aussi pourra s’intéresser au transit et système digestif capable si il dysfonctionne de perturber le sommeil. 
Autre exemple, beaucoup de femmes (en majorité) souffrent du « syndrome de Reynault », les doigts tout blancs car le sang ne circulant plus. Les pieds complètement froids à en perdre perception et sensibilité du toucher... on aurait tendance à penser qu’il ne s’agit que d’un trouble circulatoire (c’est ainsi que tente de soigner ce syndrome la médecine conventionnelle !) mais en réalité c’est un spasme qui sur des organismes où les capillaires sanguins sont rétrécis donne pour conséquences douloureuses et handicapantes les effets de ce syndrome. La phytothérapie traitera ici avec des plantes circulatoires c’est un fait mais aussi traitera le plan anti spasmodique. 

Vous êtes donc en mesure de comprendre que beaucoup de maux peuvent être pris en charge (jusqu’à un certain niveau pathologique) mais cette même prise en charge sera différente de la tradition allopathique. Ces soins s’installeront aussi plus dans le temps et s’inscriront dans une certaine durée et assiduité à respecter. 



Quelles sont les différentes pratiques de la phytothérapie ?

En grec ancien « phytos » signifie plante. Celle-ci est ici utilisée entière, et ce dans l’exploitation de ses différentes parties (feuilles, tiges, racines, noyaux, fruits...)
Plusieurs mode d’extraction pour se faire sont employés :

- Les poudres, séchée la plante est ensuite broyée et pulvérisée à froid (à l’azote liquide) pour ainsi la réduire en poudre. 

- Les extraits sont obtenus après macération dans un solvant (eau ou alcool). Après évaporation du solvant dans lequel « baignait » la plante on obtient ce dit extrait mou sec ou fluide. 

- L’alcoolat de plantes est le résultat obtenu après distillation d’une plante sèche ou fraîche dans cet alcool. 

- Le macérât glycériné : dans un mélange composé d’alcool, d’eau et de glycérine des jeunes pousses on laisse macérer des bourgeons et racines broyées à l’état frais. 

- La teinture mère homéopathique : dans de l’alcool a70 degrés et pendant un temps variable la plante fraîche est laissée à macérer. 

- SIPF (suspension intégrale de plantes fraîches) : méthode visant à préserver au maximum les principes actifs des plantes.  Congelées dans l’azote liquide moins de 24h après leur récolte , elles sont ensuite broyées puis placées en suspension dans de l’alcool à 30 degrés. 

En phytothérapie ces mêmes plantes s’utilisent alors de différentes manières après avoir leur étape d’extraction respective que nous venons d’énumérer. 
Désormais plusieurs possibilités d’administration : 

-- L’infusion, la méthode très connue et répandue ! Une fois l’eau à ébullition y plonger la plante et hors du feu à couvert laisser reposer (selon) de 10 minutes a 1 heure. 

-- La décoction ou la plante est mise à bouillir pendant 10 à 30 minutes. 

-- La macération se fait à froid ! Dans un liquide approprié eau, alcool ou huile à température ambiante la plante y est plongée et laisser à reposer en macération pendant plusieurs heures. Nécessite de filtrer avant absorption. 

-- L’inhalation de l’eau bouillante est versée sur les plantes et la vapeur s’en échappant est à respirer. (C’est ici la fameuse image de votre mère toute « enrhumée » le nez au-dessus de son bol d’eau chaudes et de plantes médicinales ! Vous voyez je suis sûre ! 

-- Le gargarisme dans un liquide tiède la plante est utilisée presque comme pour une toilette de l’arrière gorge ! La tête en arrière il s’agit de faire des « gazouillis » avec ce mélange puis de le recracher ensuite. (En effet ce n’est pas la méthode la plus glamour mais si cela fonctionne alors peu importe. Notamment en cas de mal de gorge elle peut être très intéressante !) 



Quelles sont les contre-indications de la phytothérapie ?

Qui dit plantes...dit risque zéro...et bien non « mauvaise pioche » ! 

Le naturel ne signifie pas cela alors la méfiance n’est pas à mettre de côté ! En effet ce n’est pas par ce qu’il s’agit de plantes que tout danger s’écarte.

 Certaines sont contre indiquées en cas de certaines pathologies (ex : insuffisance rénale), d’autres sont carrément toxiques, ou encore peuvent avoir des effets délétères si prises en même temps que certains médicaments allopathiques. 

Le risque d’allergies ne peut non plus être écarté. 


Désormais vous comprendrez que pour une réelle prise en charge en phytothérapie il faut s’adresser à un professionnel : un phytothérapeute. Néanmoins il est tout de même nécessaire de parler à vos personnels de santé respectifs si vous envisagez d’utiliser certaines plantes par vous-même pour de simples ajustements et petits maux du quotidien. Tous les risques valent mieux d’être écartés non ? Qu’en pensez-vous ? Il serait dommage de compliquer la situation là où certaines plantes pourraient vous venir en aide ! 

Enfin un détail qui n’en est pas un...sachez que les soins pédiatriques sont rares en phytothérapie et si tel était le cas ils doivent être encadrés drastiquement. En deçà de 3 ans très peu de plantes sont autorisées.  Quelques-unes utilisées entre 3 et 6. Un peu plus ensuite mais un certain nombre reste interdite jusqu’à un âge atteignant la majorité. Ceci est les recommandations de l’Agence européenne du Médicament. (EMA). La consultation devient donc plus que nécessaire mais obligatoire. 

Qu’est qu’un phytothérapeute ?

Ce qui se voudrait être une profession à part entière n’est en réalité toujours pas reconnue en France. Ce terme peut être attribué et corrélé à 4 autres métiers pharmacien, médecin, naturopathe, et herboriste. 
Chacun dans leur cursus ont reçu un enseignement de spécialisation en herboristerie (non obligatoire dans le cursus original mais par simple choix !), c’est le cas spécialement du médecin et pharmacien. L’herboriste lui a pu obtenir son diplôme avant 1941 à la faculté de médecine. Après cette date le cursus et son diplôme seront supprimés. 
Et enfin le naturopathe travail avec différents outils de médecines naturelles et notamment emprunte beaucoup à la phytothérapie. Cependant toujours aucune reconnaissance de son statut ce qui laisse libre champ à des dérives dangereuses. Soyez vigilant avant consultation ! 

Si vigilance il doit y avoir, vous voudriez très certainement savoir comment exactement il conviendrait de choisir le bon thérapeute ! 
Pour cela il existe une référence listant les praticiens diplômés et certifiés. Il convient d’entrer en relation avec cet organisme qui vous délivrera les contacts des professionnels de votre secteur. Cela relève de l’annuaire de l’APMH (association promotion de la médecine homéopathique) ou l’association phyto 2000 se chargera de communiquer les dits renseignements. 

Une séance a proprement dit à une durée variable, entre 45 minutes et 1 :30. Le prix lui aussi fluctue selon la région, la structure et surtout le praticien. Comptez entre 60 et 120 €. 
(Comme dans la majorité des médecines naturelles aucun remboursement par l’assurance maladie si ce n’est celle de la base d’une consultation généraliste si pratiquée par un médecin. Certaines mutuelles ont quelques bonus de remboursements pour ces médecines cela dépend de la vôtre.
Enfin les prescripteurs peuvent selon, être en partie prisés en charge. 
Pour être honnête très souvent l’intégralité des soins vous reviendra ! 



   Vous voilà donc un peu plus éclairés sur la question. Y voyez-vous un peu plus clair dans cette jungle des plantes ?! 
Bien que le côté statut, législatif, ou encore modalité peut vous paraître encore flou (parce que les choses sont floues en France sur le sujet). Sachez que le naturel et les plantes peuvent s’avérer de véritables élixirs de santé. Si bien employées elles peuvent venir en aide de beaucoup de petits maux vous évitant alors une « pollution chimique « et ce en limitant des effets secondaires. 
Mais elle peut aussi être une véritable alternative à la médecine allopathique ou à intégrer en parallèle de cette dernière. Mais n’oubliez jamais que le naturel peut vous rendre une pleine santé...à la condition de se laisser guider par un professionnel...votre guide du naturel ! 

Élodie Serré (Art-thérapeute ; Olfacto /Aroma thérapeute)